À PROPOS

Strasbourgeois de naissance, Grégoire Simon, évolue à Nantes, et fait ses premiers pas en tant que cuisinier à seulement 15 ans. Formé au Palais de l’Elysée en concourant au Meilleur Apprenti de France, des cuisines de l’Atlantide sous la direction du chef Jean-Yves Guého à celles de Burgundy en passant par la Maison Hebel, cet autodidacte se plie aux règles de l’excellence et de l’exigence, découvrant un moyen d’expression de sa créativité, et par là même un objet de frustration et de plaisirs étriqués. Précision des traits, association de couleurs et pigments, éveil des sens, harmonie de paradoxes, Grégoire observe, apprend, reproduit, innove. Le 28 décembre 2013, il célèbre ses 20 ans. Seul, il couche ses premiers traits sur une toile, sans trop y croire, sans vraiment savoir, et trace une nouvelle ligne aux allures de virage, qui dictera le sens de sa vie. 

De son premier passage à Paris, il en garde le souvenir d’une vie exiguë, nomade. Une amie lui offre un cahier de dessin, pour combler le manque de place de son petit studio du 15ème arrondissement.  Ce trésor à la main, il achète son premier billet d’entrée pour une exposition, Zeng Fanzhi, le 14 Janvier 2014 au musée d’Art Moderne de Paris. Vierge de toute culture artistique, il vit ses premières émotions dans le figuratif et pénètre le monde de l’art, et en seulement 2 mois, Grégoire devient peintre.

Deux pinceaux pour débuter, de la peinture à l’huile parce que « quitte à commencer, autant le faire avec le plus compliqué », des portraits puis des nus, les traits s’affinent, s’affirment, et Grégoire signe Sineau, unissant définitivement son père et sa mère. 6 toiles par mois, un rythme prometteur, mais qu’il juge insuffisant.

Comme habité par une force indicible, il consacre bientôt la totalité de son temps libre, rentre à Nantes pour y aménager un atelier rue Joffre, et organise sa vie autour de son art. Les toiles couvrent les murs de son appartement, et bientôt ceux de ses proches. A la lueur de la bougie, enivrés par l’odeur de l’huile et les vapeurs d’essence, nombreux sont ceux qui s’aventurent dans cet atelier de fortune, décrit comme un havre de paix. Quand l’argent manque, Grégoire décroche ses toiles, et en tend de nouvelles sur ses robustes châssis. Quand l’argent manque, Grégoire prend ses pastels et habille murs et trottoirs de ses ombres lumineuses.

En 2018, il quitte définitivement les cuisines de la cité des ducs pour rejoindre Paris avec un seul objectif : devenir un artiste à temps plein et par là même rencontrer son public.

Autodidacte, il souhaite le rester. De l’académisme, il en garde ses années de jeune cuisinier. Aujourd’hui peintre, c’est une nouvelle approche, plus effrayante et pourtant assurée, qui rythme son quotidien. La confiance, il en a dans l’avenir. Déterminé à apprendre par le travail et la technique qu’il met à l’épreuve de ses erreurs, « c’est en me trompant que j’apprends le mieux » l’entend-on souvent dire, en se nourrissant de la philosophie d’Emmanuel Kant ou bien de Michel Serres, en observant la société qui l’entoure, en questionnant l’existence individuelle et sa place dans la communauté, la réalité et le réel, l’amour et le désamour, la vie et sa fin, qu'il fait évoluer son art au gré de son évolution. Grégoire Sineau, jeune homme de 25 ans, de sa modeste posture, a une seule conviction : la vie qu’il souhaite mener, se devra d’être éclairée par les nuances de ses traits.

En Octobre 2019, c’est dans une galerie du Marais (Galerie Escougnou), au 7 Rue Saint-Claude, que Grégoire Sineau a dévoilé pour la première fois ses toiles dans le cadre d’une exposition temporaire intitulée BRUT. Après sa participation à un Group Show défendu par la Galerie Odile Ouizeman du 12 décembre 2019 au 12 janvier 2020 "UN JOYEUX NOËL DESORDONNE", nous le retrouvions pour une performance au Palais Vivienne dans le cadre du Marché de Noël des Artisans, évènement incubé par Champagne FreresJean Frères. Prochainement, c'est à Berlin que nous le retrouverons pour une exposition BERLIN LARGE SIZE. Cinq années seulement nous séparent de cette nuit du 28 décembre, et pourtant c’est aujourd’hui une rétrospective de 3 cycles, comptant près de 300 toiles, croquis et sculptures que Grégoire Sineau offre à découvrir. Bienvenue dans son univers, qu’il sait déjà vôtre.

 
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©2019 by Grégoire Sineau.
Author - Alice Boukouch.
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